LE DRAGON D'OR

De Roland Schimmelpfennig.

Mise en scène de Sofia Betz.

 

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Du 25 mars au 5 avril 2014 à 20h00. CREATION. et du 22 avril au 2 mai à 20h30 à l'Atelier 210 Petit Varia.

 

Dans la minuscule cuisine du  Dragon d’or, resto express typiquement chinois-thaï-viet … les cuisiniers s’affairent autour de woks qui grésillent. Ce soir-là, le Nouveau, clandestin et fraîchement débarqué de Chine, souffre d’un terrible mal de dent qui va être vite soigné : une pince rouillée, un p’tit coup de schnaps, et zou, la dent s’envole dans la soupe Pad Thaï n° 6 dont la jeune hôtesse de l’air va se délecter…  A présent, il  y a de la place dans la bouche du petit nouveau. De quoi avoir une conversation longue distance avec oncles, tantes, parents qui demandent des nouvelles. Comment c’est l’Europe ? Comment se porte ta sœur ?

 

Et tandis que Le Dragon d’or crache ses saveurs exotiques allant du super épicé au pas trop s’il vous plaît et que le Nouveau se vide de son sang dans la petite cuisine, les clients se quittent ou se réconcilient dans la salle du restaurant ou dans l’immeuble. Quant à la sœur ? Tapie dans les réserves de l’épicier du coin, elle attend son heure…

 

De cette pièce à tiroirs aux allures de fable pour 5 acteurs et quelque 17 rôles, Sofia Betz entend en principal questionner la déshumanisation dans ce qu’elle a de plus établi. Des mondes d’or et de crasse se superposent et se collent l’un à l’autre. Ils s’alimentent et se nourrissent, au sens propre comme au sens figuré, sans pour autant que s’oublient le « chacun pour soi » et le « chacun chez soi » à tous les étages. Rien, semble-t-il,  ne peut traverser les murs et les plafonds, si ce n’est l’écho des peurs qui suintent à grosses gouttes, et les bêtises, irrémédiablement humaines, qui chuintent sourdement : un tout inextricable dont nous faisons partie, et qui nous renvoie ces deux belles et difficiles choses que sont le « vivre » et le « vivre ensemble »…

 

L'INSTANT ET LA SECONDE

La Fabrique Imaginaire

 

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Le Samedi 3 mai. De 14h à 18h et de 20h à... Petit Varia.

 

C’est au départ d’un texte, tel un pacte face au théâtre et à la vie, qu'Eve Bonfanti et Yves Hunstad se lancent dans la construction d’un nouveau projet.

 

« Chaque phrase qu’on dit contient sa propre masse d’énergie. Les mots qu’on dit et qui sortent de notre corps proposent dans l’espace une trajectoire à chaque fois particulière. Sans qu’on s’en rende compte, il y a des ensembles de mots qu’on dit, qui vont loin. Il y a des phrases qui durent longtemps et qui dépassent parfois la longueur de notre propre vie. Elles résonnent après nous  et restent inscrites quelque  part dans le corps des autres.

 

Quand on sait que chaque mot que l’on prononce laisse une trace, on ne se rend pas compte à quel point les mots que l’on choisit de dire, construisent petit à petit l’avenir des autres. Notre corps qui bouge est un cahier qui se remplit de phrases au fur et à mesure de l’avancement de la vie. Nous mourons comme des textes inachevés, interrompus dans une marche au travers d’une forêt de mots qui ne cessent de s’accumuler.

 

Alors il arrive qu’on puisse croire certains jours qu’on n’y peut rien. Et que ce qui nous dirige est bien ce qui est déjà inscrit. Pourtant le chemin du bonheur qu’on recherche se trouve peut-être dans le choix des mots qu’on veut dire.

 

La liberté qu’on a de pouvoir construire notre destin, en partie du moins, se trouve  peut-être simplement là. Il s’agit de faire un choix.  C’est la question du choix des mots qu’on veut lancer ou ne pas lancer  dans l’espace du monde. »

 

Et voilà la fiction commence, et le roman de cette actrice et de cet acteur qui jouent et racontent leurs aventures de théâtre, continue. Cette nouvelle création ne s’inventera pas différemment des aventures précédentes. L’histoire de leur théâtre se poursuit de spectacle en spectacle.

 

C’est à deux qu’ils commencent, puis s’ouvrent à d’autres artistes au gré de l’écriture et de la réalité qui se présente à eux sur scène. L’acte de jeu sera sans doute la recherche elle-même comme le témoin d’une quête : celle de se confronter au présent de sa propre vie, à l’Art, à la Science, et au bout du compte à l’inaccessible étoile du Théâtre.

 

Eve Bonfanti, Yves Hunstad, et leurs complices, lèveront un premier coin du voile sur cette création,  le 2 mai.

 

Attention, les places étant limitées, les conditions d’accès seront connues ultérieurement.

QUARANTE-ET-UN

Une création de Transquinquennal

 

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Les 2, 3, 6 et 7 mai 2014. Dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts 2014. CREATION. Grand Varia.

 

41 est le quarante-et-unième spectacle de Transquinquennal  /  41 est un nombre premier dit de “Sophie Germain”  /  41 est une mauvaise chanson du Dave Matthews Band qu’on peut trouver sur l’album “Crash” / 41 est une ligne de bus qui va de “Héros” à “Transvaal” et dont l’arrêt central est “Bien-Faire”  / Dans 41, on sait bien que les bonnes intentions peuvent donner du très mauvais théâtre  /  41 s’annonce déjà comme un beau spectacle / 41 s’interroge sur ce qu’est un beau spectacle  / 41 donne déjà du grain à moudre à ses détracteurs  / 41 fera appel au bon goût  / 41 fera appel au mauvais goût / 41 fera appel à votre goût  / 41 fera appel à votre dégoût  / 41 fera appel à vous / 41 fera aussi appel à une belle brochette d’acteurs  / 41 a de l’ambition, mais peut-être pas les moyens de ses ambitions  / 41 sera esthétiquement réussi, mais éthiquement discutable / 41 établira la distinction entre “jugement réfléchissant” et “jugement déterminant” chère à Kant / 41 emploiera des arguments d’autorité  /  41 ne sera ni fait, ni à faire / 41 donnera le vertige / 41 convoquera l’optimisme nécessaire / 41 convoquera le pessimisme ambiant / Ou l’inverse/ “Manger un lama, c’est sauver un cactus”; 41 en tiendra compte / Il n’y aura pas de cheval dans 41 / On ne saura pas pourquoi  / La 41ème est la dernière symphonie de Mozart, c’est déjà bien suffisant / Dans Brazil, l’appartement de Jonathan Pryce est au 41ème  étage / 41 + 14 = 55, 23 + 32 aussi / Dans 41, la réalité apparaîtra d’abord comme une parataxe. Une juxtaposition d’éléments. Sans rapport entre eux. Ou pas explicites. On pourra imaginer le sens, ou un sens, à chacune des parties du spectacle, mais le sens de la totalité échappera comme une truite ou une savonnette qu’on essaierait d’attraper à deux mains. Le spectateur tentera de projeter un sens sur la liste à partir de l’endroit et du moment où il se trouve, mais il devra repenser ce “sens” à chaque fois que la liste se complètera. / 41 ne plaira pas à mes parents  / 41 sera l’objet d’une controverse / Mais dans 41, vous aurez le choix  /  41 sera exhaustif mais pas fatiguant  / 41 sera à la limite du frontal  / 41 ira droit dans le décor / 41 sera sans appel / 41 n’ira pas au festival de Liège /  Plus on expliquera 41, moins on le comprendra / 41 sera en principe un spectacle de Transquinquennal.

 

En coproduction avec le Théâtre VARIA, le Kunstenfestivaldesarts, Vooruit kunstencentrum (Gand). Avec l\'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service du Théâtre.